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Exposition Jardins et chiens urbains, cyanotypes de Mathilde Darel

Du 20 mars au 20 mai 2014, l’espace Entrée en matière de la Fédération Léo Lagrange accueille l’exposition Jardins et chiens urbains de l’artiste grenobloise Mathilde Darel.

Les photographies présentées sont le fruit d’une récolte de moments fugaces, hivernaux, estivaux, qui jalonnent le décor urbain. On y croise des gens pressés, des gens qui flânent, d’autres qui sont là. On se rend dans les parcs dès le printemps, où les animaux, chiens, chats, nous suivent et nous accompagnent, où des enfants jouent. Ces images – nimbées de bleu, un bleu un peu vaporeux, flou – peuvent évoquer des photos faites à la volée, de celles dont on ne sait pas trop s’il faut les mettre en bonne place dans un album de souvenirs, les laisser en vrac dans une boîte à chaussures, ou encore les oublier dans un grenier.

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La technique du cyanotype, en quelques étapes :

Procédé inventé dès les débuts de la photographie, la cyanotypie donne des images en gradations de bleu et blanc. Le tirage est fait à la lumière naturelle, en extérieur, sur un papier préalablement sensibilisé par une chimie simple.
Cette opération se fait dans un châssis-presse, le négatif est posé sur la feuille sensible, sous une plaque de verre. La taille finale de l’image dépend donc de la taille du négatif, c’est le « tirage par contact », celui des pionniers de la photographie.
L’épreuve ainsi obtenue, par sa couleur très particulière, peut parfois ressembler à une gravure ou à un dessin.

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Mathilde Darel utilise le procédé cyanotype depuis 2004.

Formée à l’École des arts appliqués Duperré puis à l’École du Louvre en histoire de la photographie, son travail plastique cultive un certain goût du paradoxe : images floues, imprécises, un rien « pictorialistes » se diluant dans la matière même du papier – un papier aquarelle texturé, mat. Ne reniant pourtant aucunement le monde et les êtres – ceux qu’elle croise au gré des circuits quotidiens – qui sont photographiés et leur évidence, la photographe déploie une iconographie onirique, quelque peu littéraire, autour des notions impalpables et labiles d’apparition et d’effacement du sujet. Une attitude désormais « classique » en photographie

Télécharger le feuillet de l’exposition

Web Pour en savoir plus, le Blog de Mathilde Darel